Si vous voulez changer le monde, aimez un homme; Aimez-le  vraiment.
Choisissez celui dont l’âme appelle clairement la vôtre; Qui voit qui Vous êtes, qui soit assez courageux pour avoir peur.

Acceptez sa main et guidez-le doucement vers le sang de votre cœur, où il pourra sentir votre chaleur sur lui et se reposer.
Regardez dans ses yeux et voyez ses pères et ses grands-pères et les guerres et la folie que leurs esprits ont combattues. Regardez leur douleur, leurs luttes, leurs tourments et leur culpabilité; sans jugement. Et laissez tout aller. Ressentez son fardeau ancestral et sachez que ce qu’il cherche est un refuge sûr, en vous.


Laissez-le fondre dans votre regard et sachez que vous n’avez pas besoin de refléter cette colère.

 

Parce que vous avez un utérus. Une passerelle douce et profonde pour laver et renouveler les vieilles blessures.


Asseyez-vous devant lui, dans la majesté de votre femme, dans le souffle de votre vulnérabilité. Dans le jeu de votre enfant, l’innocence, au fond de votre mort. Invitation florale, cédant doucement, permettant à son pouvoir d’être un homme de faire un pas en avant vers vous… et de nager dans le ventre de la Terre, en connaissance de cause silencieuse, ensemble.
Et quand il se retire .. s’enfuit dans sa caverne,
soyez calme .. et attendez patiemment son retour.
Assieds-toi et chante à sa porte, une chanson du souvenir, afin qu’il soit apaisé, une fois de plus.

Et que sa mère le retienne ou non, montrez-lui la vraie mère maintenant. Tenez-le et guidez-le dans votre grâce et votre profondeur. Brûlant au centre du noyau de la Terre.
Pleurez pour lui de douces rivières,  saignez avec lui pour retourner chez Soi.
Aimez-le suffisamment pour ouvrir votre corps et votre âme au cycle de la naissance et de la mort.

Et remerciez-le pour l’occasion, alors que vous dansez ensemble à travers les vents déchaînés et les bois silencieux. Soyez assez courageuse pour être fragile et laissez-le boire dans les pétales doux et capiteux de votre être.

Dites-lui qu’il peut vous tenir, se lever et vous protéger. Tombez dans ses bras et faites-lui confiance pour vous rattraper, même si vous avez déjà été largué mille fois auparavant.
Apprenez-lui à se rendre en vous rendant. Et se fondre dans le doux rien du cœur de ce monde.
Encouragez-le, nourrissez-le, permettez-le, écoutez-le, tenez-le, guérissez-le.

Et vous, à votre tour, serez nourri, soutenu et protégé, par des bras forts, des pensées claires et des flèches concentrées.
Parce qu’il peut, si vous le laissez faire, être tout ce dont vous rêvez.

 

If you want to change the world, love a man; really love him.
Choose him whose soul calls to yours clearly; who sees you; who is brave enough to be afraid. Accept his hand and guide him gently to your hearts blood, where he can feel your warmth upon him and rest.
Look into his eyes and see his fathers and grandfathers and the wars and madness their spirits have fought. Look upon their pain, struggles, torments and guilt; without judgment. And let it all go. Feel into his ancestral burden, and know that what he seeks is safe refuge in you.
Let him melt in your gaze, and know that you need not mirror that rage.
Because you have a womb. A sweet, deep gateway to wash and renew old wounds.
Sit before him, in the full majesty of your woman, in the breath of your vulnerability. In the play of your child innocence, in the depths of your death. Flowering invitation, softly yielding, allowing his power as a man, to step forward towards you.. and swim in the earth’s womb, in silent knowing, together.
And when he retreats.. flees in fear to his cave,
be still.. and wait patiently for his return.
Sit and sing by his door, a song of remembrance, that he may be soothed, once more.
And whether his mother held him or could not, show him the true mother now. Hold him and guide him in your grace and your depth. Smoldering in the center of the Earth’s core.
Cry for him sweet rivers. Bleed it all back home.
Love him enough to open your body and soul to the cycle of birth and of death. And thank him for the opportunity, as you dance together through the raging winds and silent woods. Be brave enough to be fragile and let him drink in the soft, heady petals of your being.
Let him know he can hold you, stand up and protect you. Fall back into his arms and trust him to catch you, even if you’ve been dropped a thousand times before.
Teach him how to surrender by surrendering yourself. And merge into the sweet nothing, of this worlds’ heart.
Encourage him, feed him, allow him, hear him, hold him, heal him. And you, in turn, will be nourished and supported and protected, by strong arms and clear thoughts and focused arrows.
Because he can, if you let him, be all that you dream.

texte original wild divine feminine